Union of Philosophical Sentences — Anonymous
Union des sentences de philosophie | Project Gutenberg You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.org . If you are not located in the United States, you will have to check the laws of the country where you are located before using this eBook. Title : Union des sentences de philosophie Author : Anonymous Release date : March 30, 2025 [eBook #75747] Language : French Original publication : Paris: imprimerie de Leon Cavellat, 1583 Other information and formats : www.gutenberg.org/ebooks/75747 Credits : Laurent Vogel and the Online Distributed Proofreading Team at https://www.pgdp.net (This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica)) *** START OF A Paris, De l’Imprimerie de Leon Cavellat, au mont sainct Hilaire au Griphon d’argent. M . D. Lxxxiii. Union des sentences de philosophie | Project Gutenberg Dixain. Si tu desire en compagnie honneste, Tenir propos qui soit d’authorité, Ou si tu veux d’une grace modeste Que tu sois veu parler en gravité : Lire te faut ce brief present traicté, Des bons autheurs sentences memorables, Aorné de fleurs de science loüables. Apprens les donc, & les mets en effect : Et cognoistras combien sont profitables, Pour estre en meurs accomply & parfaict. Union des sentences de philosophie | Project Gutenberg BREF ADVERTISSEMENT à tous Amateurs de vertu. Il n’y a celuy tant soit il peu versé és sciences des bonnes lettres, qui ne puisse facilement juger combien apporte de profit la reduction des sentences & memorables dicts de ceux qui ont surpassé le vulgaire en bonne doctrine & Philosophie Morale. Pour ceste cause considerant, que la multitude & diversité d’icelles (dispersees dedans un grand nombre & infinité d’Autheurs tant anciens que modernes) est telle qu’il seroit impossible à la plus part de les recueillir pour les mettre en usage & en faire leur profit, il m’a semblé bon & utile de faire un abregé et recueil de celles qui sont les plus singulieres & excellentes, & les ordonner selon l’ordre Alphabetique en forme de lieux communs : pour par ce moyen les delivrer d’une grande peine et travail d’esprit. Maintenant donc faictes en vostre profit, tellement qu’on voye d’oresnavant en voz propos, et en voz oeuvres reluire une gravité & modestie, telle que vous sera recommandee par la commodité de ce present livre à la gloire & honneur de Dieu, & l’edification des prochains. Que si ainsi vous le faictes me donnerez suffisant argument & occasion pour m’emploier à vous dedier ce present livre plus parfait et entier en peu de Jours. Grace avec vous. Union des sentences de philosophie | Project Gutenberg UNION DES SENTENCES de philosophie. Aage. Pytha. L’Aage qui est le temps & l’espace de la vie humaine, depuis la nativité jusques à la mort, Pythagoras le limitoit à quatre-vingts ans, qui est le point ou l’homme doit mourir, & le divisoit selon les saisons de l’annee, comparant l’Enfance au Printemps, l’Adolescence à l’Esté, la Jeunesse à l’Automne, la Vieillesse à l’Hyver. Platon. Platon le divisoit de sept ans en sept ans, & estimoit qu’au bout des sept ans, l’homme changeoit tousjours de complection, & se faisoit quelque metamorphose au corps humain, pour ceste cause estimoit le septiesme an estre perilleux, judiciaire, ou fatal. Patric. Aucuns Philosophes divisoient l’aage en six, enfance, puerilité, jeunesse, adolescence, virilité, & vieillesse. Them. Themistocles aagé de cent sept ans, regretoit finir sa vie lors qu’il commençoit à estre sage. Theop. Theophraste accusoit nature, qu’elle avoit donné aage si long aux cerfs & corbeaux, qui sont bestes inutiles, de nul proffit : Et aux hommes avoit donné la vie courte & de peu de duree, lesquels (s’il leur estoit permis par long aage) pourroient estre parfaicts en science, & abondamment puiser de l’eau en la fontaine de sagesse. Possid. Possidonius disoit qu’on devoit avoir plus cher, & estimer un seul jour d’un homme docte, que le long espace de l’aage d’un homme ignorant. Aug. Il ne me semble jamais tard à l’homme, pour apprendre ce qui est necessaire. Patric. Avec l’aage convient changer les moeurs. La chose en laquelle un jeune enfant s’adonne de son premier aage, le conduit jusques au sepulchre. Une mesme chose ne convient pas bien à tout aage, car nature se change avec le temps. Patric. Pour l’aage de maintenant les jeunes gens s’adonnent à toutes dissolutions, & plaisirs mondains, & quand sont grands ils ont honte d’apprendre, au lieu que plus tost devroyent estre honteux qu’ils n’ont apprins. Abstinence. Patric. Abstinence est de ne rien desirer de superflu, ne passer les limites de moderation, dompter convoitise soubs le joug de raison, celuy est abstinent à qui vice, & volupté desplaist : qui ne se resjouit d’exces, mais soudain retourne à mediocrité. Patric. Abstinence doit estre gardee, car superfluité & gourmandise affoiblissent le corps & rompent l’entendement. Ainsi comme abstinence faict la jeunesse longue, & conserve la santé, tient le corps en estat honneste : au contraire gourmandise haste la vieillesse, rend le corps debile, faict la face laide & salle. Acheter. Caton. Caton disoit, qu’il estoit requis de considerer deux choses en achetant une terre : premierement si elle estoit en bel air, & puis fertille, car si elle n’estoit en bel air, tu acheterois maladie, & si elle n’est fertille & feconde, pauvreté & perpetuel travail. Perian. Tu dois acheter pour un gain honneste & licite, non pas pour rapine & trop grande convoitise : car la troisiesme generation ne pourroit jouir de tes biens. Pythag. Sois songneux de rendre ce qu’on t’aura presté, car qui s’acquitte s’enrichit : sois plus soucieux de rendre, que tu n’as esté de prudence. Admonitions. Perian. Entens, & escoute les admonitions qu’on te fera, & ne desprise le bon conseil de tes amis, tout ce qui est à ton utilité & honneur soit par toy escouté. Adoration. S. J. iiii. L’h